| Fréquence | Étiologie | Effets indésirables officiellement reconnus: | Connu du: | Révisé le: |
| si surdosage | substance ERYTHROMYCINE PROPIONATE | SURDOSAGE EN SUBSTANCE ERYTHROMYCINE PROPIONATE | PANCREATITE AIGUE
| 1996-09-26 | 2007-07-12 |
| fréquent | classe LINCOSAMIDE MACROLIDE
| TROUBLES HEPATO-BILIAIRES | CYTOLYSE HEPATIQUE ATTEINTE HEPATIQUE DOULEUR ABDOMINALE INSUFFISANCE HEPATIQUE NECROSE HEPATIQUE ERUPTION CUTANEE PRURIT FIEVRE ICTERE CHOLESTASE HEPATITE
| 1992-11-03 | 2008-10-13 |
Nature : * Azithromycine
- Hépatiques
. Augmentations des enzymes hépatiques réversibles à l'arrêt du traitement.
. Rares cas de nécrose hépatique et d'insuffisance hépatique ayant rarement engagé le pronostic vital. Cependant, aucun lien de causalité n'a pu être établi.
Des cas isolés d'hépatite cholestatique ont été rapportés.
* Clarithromycine
. Augmentations transitoires des transaminases ASAT-ALAT, pouvant aboutir exceptionnellement à une hépatite cholestatique
* Erythromycine
De rares cas d'atteinte hépatique avec élévation des phosphatases alcalines et/ou des transaminases ont été rapportés avec parfois des manifestations cliniques (ictère, fièvre) éventuellement associées à des douleurs abdominales aigües.
* Josamycine
Augmentation des transaminases et phosphatases alcalines, ictère, hépatite cholestatique ou hépatite cytolytique peuvent être observés.
Une élévation des ASAT et une hépatite cholestatique sont possibles avec la josamycine à posologie élevée.
* Midécamycine
De rares cas d'élévation des transaminases SGOT et SGPT et des phosphatases alcalines ont été rapportés.
* Roxithromycine
- Augmentation transitoire possible des transaminases ASAT-ALAT, exceptionnellement hépatite cholestatique, ou atteinte hépatique cytolytique
* Spiramycine
- Manifestations hépatiques
. Très rares cas d'anomalies des tests hépatiques
* Spiramycine + métronidazole
Liés à la spiramycine
- Manifestations hépatiques
. Très rares cas d'anomalies des tests hépatiques
Commentaire : Les effets indésirables hépatiques sont communs aux macrolides. Ils peuvent être modérés et transitoires : augmentation des transaminases ASAT et ALAT, ou plus graves, pouvant aboutir à une hépatite cholestatique.
L'atteinte hépatique peut être clinique, hépatite en règle mixte, à forte composante cholestatique souvent accompagnée d'éosinophilie, d'un ictère parfois de manifestations cutanées telles que prurit et éruption cutanée, témoignant d'une origine immunoallergique.
Ces effets indésirables semblent plus fréquents avec l'érythromycine, en particulier le sel d'estolate, et la triacétyloléandomycine (TAO) mais ils ont également été décrits, rarement, avec les autres macrolides : josamycine, midécamycine, spiramycine, etc...
Une hépatite fulminante fatale a été rapportée après administration IV de lactobionate d'érythromycine.
Des rares cas de nécrose hépatique et d'insuffisance hépatique ont été également rapportés.
Une augmentation asymptomatique des transaminases est décrite chez 0 à 10 % des patients traités par érythromycine (toutes formes confondues). Les atteintes hépatiques cholestatiques sont décrites chez 2 à 4 % des patients traités par un dérivé de l'érythromycine.
L'hépatite survient en règle générale dans les 10 à 15 jours qui suivent le début du traitement mais en moins de 5 jours (et parfois en 12 à 24 heures) en cas de réadministration d'un macrolide. L'administration de fortes doses d'un macrolide et/ou chez les patients insuffisants hépatiques, majore le risque d'hépatotoxicité du médicament.
En cas d'insuffisance hépatique ou d'atteinte hépatique lors d'un traitement précédent par un macrolide, l'administration d'un macrolide, si elle est nécessaire, justifie d'instaurer une surveillance biologique régulière de la fonction hépatique et, éventuellement une adaptation de la posologie avec diminution des doses.
L'apparition de signes cliniques impose l'arrêt immédiat du traitement.
Réf. : Ruef C and Krause M. Miscellaneous antibacterial drugs: lincomycins, macrolides, nitrofurantoin, and polymyxins. In : Dukes MNG and Aronson JK, Eds. Meyler's side effects of drugs. Amsterdam : Elsevier, 14ème ed, 2000 : 871-95.
Réf. : Gholson CF, George HW. Fulminant hepatic failure associated with intravenous erythromycin lactobionate. Arch Intern Med 1990 ; 150 : 215-6.
Réf. : Martindale -The complete drug reference- 35ème ed, The Pharmaceutical Press, London 2007 : 139-323. |
| fréquent | classe LINCOSAMIDE SYNERGISTINE AZALIDE MACROLIDE
| TROUBLES GASTRO-INTESTINAUX | OESOPHAGITE DIARRHEE ANOREXIE DOULEUR ABDOMINALE GASTRALGIE FLATULENCE / METEORISME DYSPEPSIE EPIGASTRALGIE NAUSEE VOMISSEMENT
| 1992-11-03 | 2008-10-13 |
Nature : * Azithromycine
- Gastro-intestinaux
. Nausées, vomissements, dyspepsie, diarrhée (rarement sévère), douleurs abdominales
* Clarithromycine
- Manifestations digestives
. Nausées, vomissements, gastralgies, diarrhée
* Clindamycine
Des manifestations digestives : douleurs abdominales, diarrhée persistante, nausées, vomissements et oesophagite ont été observées.
* Erythromycine
Des manifestations digestives telles que nausées, vomissements, gastralgie et diarrhée ont été rapportées.
* Josamycine
Des nausées, vomissements, gastralgies, diarrhées et douleurs abdominales ont été rapportées.
* Midécamycine diacétate
Les effets indésirables ont toujours été mineurs et n'ont que rarement exigé l'arrêt du traitement : troubles digestifs : nausées, vomissements, gastralgies.
* Roxithromycine
- Manifestations digestives
. Nausées, vomissements, gastralgies, diarrhées très rarement sanglantes
* Spiramycine
- Système gastro-intestinal
. Gastralgies, nausées, vomissements, diarrhée
* Spiramycine + métronidazole
Liés à la spiramycine
- Système gastro-intestinal
. Gastralgies, nausées, vomissements, diarrhée
Commentaire : Les troubles gastro-intestinaux tels que nausées, vomissements, diarrhées, gastralgies, épigastralgies, dyspepsies, douleurs et ballonnements abdominaux, sont communs aux médicaments de la classe des macrolides et lincosamides. Ils disparaissent habituellement en 24 à 48 heures.
Tous les macrolides, mais plus particulièrement l'érythromycine, provoquent des crampes abdominales et des troubles digestifs. L'incidence des troubles gastro-intestinaux est plus importante qu'avec les tétracyclines : entre 4,1 et 33 % des patients traités, suivant la posologie.
Réf. : Dossier CNIMH 1991, XII (3) : 191-2.
Réf. : Ruef C and Krause M. Miscellaneous antibacterial drugs: lincomycins, macrolides, nitrofurantoin, and polymyxins. In : Dukes MNG and Aronson JK, Eds. Meyler's side effects of drugs. Amsterdam : Elsevier, 14ème ed, 2000 : 871-95.
Réf. : Martindale -The complete drug reference- 35ème ed, The Pharmaceutical Press, London 2007 : 139-323. |
| rare | substance ERYTHROMYCINE PROPIONATE | TROUBLES PANCREATIQUES | PANCREATITE AIGUE
| 2004-07-21 | 2004-07-21 |
Nature : De rares cas de pancréatite ont été rapportés, lors de traitement par l'érythromycine.
Fréquence : Ces cas sont rares.
Délai : Ces cas peuvent survenir rapidement après le début du traitement notamment lors de l'utilisation de forte dose ou au cours d'un surdosage. |
| rare | substance ERYTHROMYCINE PROPIONATE | TROUBLES DES ORGANES DES SENS | VERTIGE / ETOURDISSEMENT HYPOACOUSIE / SURDITE ACOUPHENE / BOURDONNEMENT D'OREILLE
| 1992-11-03 | 2007-05-29 |
Nature : Un traitement par l'érythromycine IV et, plus rarement par la voie orale, peut induire une ototoxicité s'exprimant par une perte bilatérale de l'audition accompagnée parfois d'acouphènes et de vertiges.
Réf. : Martindale -The Complete Drug Reference- 33rd ed. The Pharmaceutical Press, LONDON 2002 : 202.
Délai : Le risque d'ototoxicité est majoré en cas d'insuffisance rénale ou hépatique (fortes concentrations plasmatiques d'érythromycine), d'association à des médicaments ototoxiques (aminosides, acide étacrynique, ...) particulièrement chez les patients âgés et en cas de forte posologie.
Réf. : Ruef C and Krause M. Miscellaneous antibacterial drugs: lincomycins, macrolides, nitrofurantoin, and polymyxins. In : Dukes MNG and Aronson JK, Eds. Meyler's side effects of drugs. Amsterdam : Elsevier, 14ème ed, 2000 : 871-95.
Conduite à tenir : En cas d'insuffisance rénale sévère, le risque d'hypoacousie transitoire due à l'augmentation de la demi-vie d'élimination de l'érythromycine doit faire envisager une diminution des posologies, notament en cas de traitement prolongé. Cet effet indésirable est dans plupart des cas rapidement réversible à l'arrêt du traitement. |
| rare | classe LINCOSAMIDE SYNERGISTINE AZALIDE MACROLIDE
| TROUBLES DU SYSTEME IMMUNITAIRE | PUSTULOSE ERUPTION MACULO-PAPULEUSE TOXIDERMIE BULLEUSE / PEMPHIGUS REACTION ALLERGIQUE PURPURA FOLLICULITE SECHERESSE CUTANEE ANAPHYLAXIE LYELL SYNDROME ERYTHEME POLYMORPHE CHOC ANAPHYLACTIQUE STEVENS JOHNSON SYNDROME OEDEME DE QUINCKE / ANGIOEDEME PRURIT URTICAIRE ERUPTION CUTANEE EXANTHEME
| 1992-11-03 | 2008-10-13 |
Nature : * Azithromycine
- Cutanéo-muqueux et allergiques
. Rash, urticaire, prurit, rarement oedème de Quincke, réactions anaphylactiques
De rares cas de réactions cutanées sévères ont été rapportés.
* Clarithromycine
- Manifestations cutanées allergiques
Des réactions cutanées bulleuses, dont d'exceptionnels érythèmes polymorphes, syndromes de Stevens-Johnson et syndromes de Lyell, ont été rapportées.
* Erythromycine
De rares manifestations cutanées allergiques ont été rapportées, très rarement, voire exceptionnellement : érythème polymorphe, syndrome de Stevens Johnson, voire syndrome de Lyell.
* Josamycine
- Troubles cutanés et sous-cutanés
. Eruption érythémateuse ou maculopapuleuse, érythème multiforme, dermatose bulleuse, syndrome de Stevens-Johnson, syndrome de Lyell
- Troubles du système immunitaire
. Réactions d'hypersensibilité à type de prurit, urticaire, oedème de la face, oedème de Quincke (angioedème)
* Midécamycine diacétate
Les effets indésirables ont toujours été mineurs et n'ont que rarement exigé l'arrêt du traitement : manifestations cutanées allergiques.
* Roxithromycine
- Réactions d'hypersensibilité
. Rash, urticaire, exceptionnellement purpura
- Exceptionnellement, accidents d'hypersensibilité graves à type
. d'oedème de Quincke, de réactions anaphylactoïdes
* Spiramycine
- Peau et annexes
. Eruptions, urticaire, prurit
. Très rarement oedème de Quincke, chocs anaphylactiques
. Très rares cas de pustulose exanthématique aiguë généralisée (Cf. rubrique "Mises en garde et précautions d'emploi").
* Spiramycine + métronidazole
Liés à la spiramycine
- Peau et annexes
. Eruptions, urticaire, prurit
. Très rarement oedème de Quincke, chocs anaphylactiques
. Très rares cas de pustulose exanthématique aiguë généralisée (Cf. rubrique "Mises en garde et précautions d'emploi").
Commentaire : Les manifestations allergiques cutanées sont communes aux macrolides et aux lincosamides. Elles consistent principalement en des éruptions cutanées (rashs maculopapuleux, éruption urticarienne), prurit, urticaire et oedème de Quincke (ou encore angio-oedème, oedème angioneurotique).
Un choc anaphylactique, un syndrome de Stevens-Johnson ou de Lyell, un érythème polymorphe ont été également décrits. Ces effets indésirables systémiques ont été décrits non seulement avec les formes systémiques mais également avec les topiques, en particulier érythromycine et clindamycine.
Les tests épicutanés réalisés avec l'érythromycine révèlent une hypersensibilité de type immédiate ou retardée.
Une sensation de sécheresse de la peau peut survenir en début de traitement.
Dans de rares cas, l'utilisation prolongée de préparations contenant de l'érythromycine peut provoquer une folliculite à germes Gram négatifs. Dans ce cas, le médicament doit être définitivement arrêté et le traitement doit être poursuivi avec un médicament sans antibiotique.
Les manifestations cliniques d'hypersensibilité à l'érythromycine sont décrites chez moins de 0,5 % des patients traités. Le choc anaphylactique et le syndrome de Stevens-Johnson sont exceptionnels.
L'apparition de manifestations cliniques d'hypersensibilité à un macrolide impose l'arrêt du traitement et de changer de traitement en l'occurence recourir à un autre antibiotique.
Réf. : Ruef C and Krause M. Miscellaneous antibacterial drugs: lincomycins, macrolides, nitrofurantoin, and polymyxins. In : Dukes MNG and Aronson JK, Eds. Meyler's side effects of drugs. Amsterdam : Elsevier, 14ème ed, 2000 : 871-95.
Réf. : Martindale -The complete drug reference- 35ème ed, The Pharmaceutical Press, London 2007 : 139-323. |
| rare | classe LINCOSAMIDE MACROLIDE CYCLINE PENICILLINE G CARBOXYPENICILLINE AMINOPENICILLINE CARBAPENEME
| TROUBLES GASTRO-INTESTINAUX | RECTORRAGIE SAIGNEMENT GASTROINTESTINAL COLITE DIARRHEE DOULEUR ABDOMINALE COLITE PSEUDOMEMBRANEUSE
| 1992-11-18 | 2008-10-20 |
Nature : * Amoxicilline
La classification des effets indésirables utilisée est la suivante :
. très fréquent : > ou = 1/10
. fréquent : > ou = 1/100 ; < 1/10
. peu fréquent : > ou = 1/1000 ; < 1/100
. rare : > ou = 1/10000 ; < 1/1000
. très rare : < 1/10000
. fréquence indéterminée : ne peut être estimée sur la base des données disponibles
- Affections gastro-intestinales
. Fréquent : diarrhée
. Très rare : colite pseudomembraneuse, colite hémorragique
* Amoxicilline + acide clavulanique
- Affections gastro-intestinales
. Très fréquent : diarrhées
. Très rare : colite pseudomembraneuse et colite hémorragique
* Azithromycine
- Gastro-intestinaux
. De rares cas de colites pseudomembraneuses ont été rapportés.
* Benzylpénicilline benzathine
Quelques cas d'entérocolite pseudomembraneuse ont été décrits.
* Clarithromycine
- Manifestations digestives : diarrhée
* Doxycycline
- Troubles digestifs (diarrhée).
* Ertapénème
Adultes de 18 ans et plus
Au total, plus de 2200 patients ont été traités par l'ertapénème lors des études cliniques, dont plus de 2150 à la dose de 1 gramme d'ertapénème. Des effets indésirables (c'est à dire considérés par l'investigateur comme possiblement, probablement, ou assurément reliés à la prise du médicament) ont été rapportés chez environ 20 % des patients traités par l'ertapénème. Le traitement a été arrêté en raison de la survenue d'effets indésirables chez 1,3 % des patients.
Dans une étude clinique additionnelle, 476 patients ont reçu, dans le cadre d'une prophylaxie des infections postopératoires en chirurgie colorectale, 1 gramme d'ertapénème en dose unique avant l'incision chirurgicale.
Enfants et adolescents (de 3 mois à 17 ans)
Au total 384 patients ont été traités par l'ertapénème lors des études cliniques. Le profil de sécurité d'emploi est comparable à celui des adultes. Des effets indésirables (c'est-à-dire jugés par les investigateurs comme possiblement, probablement ou assurément reliés à la prise du médicament) ont été rapportés chez environ 20,8 % des patients traités par l'ertapénème. Le traitement a été interrompu en raison d'effets indésirables chez 0,5 % des patients.
Pour les patients n'ayant reçu que l'ertapénème, les effets indésirables suivants rapportés au cours du traitement et jusqu'à 14 jours après l'arrêt ont été :
Fréquent : > ou = 1/100, < 1/10 ; Peu fréquent : > 1/1000, < 1/100 ; Rare : > 1/10000, < 1/1000 ; Très rare : < 1/10000.
Adultes de 18 ans ou plus
- Affections gastrointestinales
. Peu fréquent : colite pseudomembraneuse
* Imipénème + cilastatine
- Manifestations digestives
. Diarrhée. Des cas d'entérocolites pseudomembraneuses ont été observés après administration d'imipénème.
* Josamycine
Des cas de colite pseudomembraneuse peuvent être observés.
* Minocycline (MESTACINE, MINOCYCLINE BIOGARAN, MINOCYCLINE MERCK, MINOLIS, MYNOCINE)
- Trouble gastro-intestinaux
. Survenue possible de colite pseudomembraneuse
* Roxithromycine
- Manifestations digestives
. Diarrhées très rarement sanglantes
* Spiramycine
- Système gastro-intestinal
. Diarrhée et très rares cas de colites pseudomembraneuses
* Spiramycine + métronidazole
Liés à la spiramycine
- Système gastro-intestinal
. Diarrhée et très rares cas de colites pseudomembraneuses
* Télithromycine
Chez les 2461 patients traités par ce médicament (télithromycine) lors des essais cliniques de Phase III, les effets indésirables suivants, possiblement ou probablement liés à la prise de télithromycine, ont été rapportés. Voir données ci-dessous :
Pour chaque fréquence, dans chacune des classes de système-organe, les effets indésirables sont présentés par ordre de gravité décroissante.
- Affections gastro-intestinales
. Très rare (< 1/10000) : colite pseudomembraneuse
Si ce diagnostic est évoqué, arrêter immédiatement le traitement et mettre en route un traitement symptomatique et/ou spécifique chez ces patients.
* Ticarcilline disodique
- Affections gastrointestinales
. Diarrhées, rares colites pseudomembraneuses
En cas de colite pseudomembraneuse, le traitement doit être arrêté et une thérapeutique adaptée mise en place.
* Tigécycline
Au total, 1415 patients ont été traités par la tigécycline dans les études cliniques de phase III. Des événements indésirables ont été rapportés chez environ 41 % des patients traités par la tigécycline. Le traitement a été interrompu en raison de la survenue d'événements indésirables chez 5 % des patients.
Les événements indésirables rapportés avec la tigécycline au cours des essais cliniques et depuis la commercialisation, sont listés ci-dessous.
Les catégories de fréquence sont exprimées de la façon suivante : très fréquent (> ou = 1/10) ; fréquent (< ou = 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (> ou = 1/1000, < 1/100) ; rare (> ou = 1/10000, < 1/1000) ; très rare (< 1/10000).
La fréquence des effets indésirables observés depuis la commercialisation de la tigécycline et issus de la notification spontanée, ne pouvant pas être estimée, a été classée comme "fréquence indéterminée".
- Affections gastro-intestinales
. Très fréquent : diarrhée
. Fréquent : douleurs abdominales
- Effets de classe des antibiotiques
. Colites pseudomembraneuses de sévérité légère à mettant en jeu le pronostic vital (Cf. rubrique "Mises en garde et précautions d'emploi")
Commentaire : La colite (ou encore l'entérocolite) pseudomembraneuse s'exprime par l'émission de fausses membranes ou de glaires. Dans les formes les plus sévères, l'absence de diarrhée signe la rapidité de l'atteinte. La complication gravissime est une perforation intestinale. La colite pseudomembraneuse est due à la sélection de Clostridium difficile. Cet effet indésirable a été décrit avec de nombreuses classes d'antibiotiques : aminopénicillines, carboxy et uréidopénicillines, thiénamycines, céphalosporines, tétracyclines, macrolides, certaines fluoroquinolones (norfloxacine, ciprofloxacine, ofloxacine), métronidazole, lincosanides (lincomycine et clindamycine : ces 2 médicaments ont été particulièrement incriminés).
Cet effet indésirable systémique a également été décrit avec les formes locales de clindamycine (DALACINE T TOPIC).
La fréquence des colites pseudomembraneuses iatrogènes est mal connue.
Des estimations ont été avancées :
- de l'ordre de 1/10000 à 1/100000 pour les traitements ambulatoires.
- de l'ordre de 1/100 à 1/1000 en milieu hospitalier.
La lincomycine et la clindamycine constituent les antibiotiques les plus fréquement incriminés. Ainsi l'incidence des colites pseudomembraneuses à clostridium difficile est comprise entre 0,01 et 10 % des patients traités par clindamycine.
Le risque d'apparition d'une colite pseudomembraneuse est augmenté en cas :
- d'obstruction intestinale,
- de chirurgie intestinale,
- d'immunodépression,
- de traitement anticancéreux,
- de faible poids de naissance chez le nouveau-né (prématuré),
- d'insuffisance rénale ou de brulûres étendues.
Par voie parentérale, ce risque est également augmenté en cas d'association de plusieurs médicaments antibactériens.
Dans la plupart des cas de colite pseudomembraneuse iatrogène, le délai moyen de survenue est de 4 à 9 jours, il peut être retardé de plus de 6 semaines après l'arrêt du médicament, ou survenir dès la première prise de l'antibiotique.
L'arrêt du traitement en cas de diarrhée sévère constitue la première mesure thérapeutique.
L'absence d'amélioration en 24 heures après cet arrêt de traitement doit faire suspecter le diagnostic de colite pseudomembraneuse.
Dans le cas d'une diarrhée majeure avec pseudomembranes accompagnées d'une altération de l'état général, une hospitalisation d'urgence en milieu spécialisé pour réhydratation par voie veineuse, la pratique d'une coloscopie à visée diagnostique et éventuellement, un test de dépistage de la toxine s'imposent.
La correction de la balance électrolytique et de la déshydratation est la seconde mesure.
En cas d'infection à clostridium, l'endotoxémie peut être traitée par vancomycine 250 mg toutes les 6 heures. La bacitracine per os (0,25 à 0,50 gramme 4 fois par jour) et le métronidazole (250 mg 4 fois par jour) constituent une alternative thérapeutique.
En cas de perforation colique, de mégacôlon iatrogène, d'ischémie colique ou de péritonite, une intervention chirurgicale peut être nécessaire.
Réf. : RP Bolton et al. Clin Pharm, 1985, 4 : 304.
Réf. : P Young et al. Med J Aust 1986, 144 : 303.
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Réf. : M Andréjak et al. Druf Safety 1991, 6 (5) : 339-349.
Réf. : Neftel KA, Zoppi M, Cerny A, and Fux C. Reactions typically shared by more than one class of Beta-lactam antibiotics. In : Dukes MNG and Aronson JK, Eds. Meyler's side effects of drugs. Amsterdam : Elsevier, 14ème ed, 2000 : 791-809.
Réf. : MF Parry et al. Arch Dermatol 1986, 122 : 583. |